Manochhaya
Formée depuis l'enfance aux arts martiaux japonais par son père et par le maître S. Kasé, Manochhaya a été initiée au Bharata-Nâtyam par Amala Devi, seule dépositaire directe de l'enseignement de Meenakshi Sundaram Pillai que lui a transmis Ram Gopal. Manochhaya a eu l'extraordinaire privilège de danser aux côtés de K. Swarnamukhi, danseuse d'Etat du Tamil Nadu, dans les grands temples de l'Inde et de recevoir sa transmission des 108 Karanas. Depuis 1985, son maître du Karnataka K. Muralidhar Rao, lui a composé plusieurs répertoires fondés sur d'anciens rituels, Dashavatars, Navagrahas, Devaranamas de Purandaradasa. Elle a appris la tradition de Mysore auprès de Venkatalashamma danseuse à la cour du Maharajah, célèbre pour ses danses Ashtapatis de la Gita-Govinda.
 
Invitée officiellement à donner le spectacle de clôture de l'année de l'Inde en 1986 au Palais de Chaillot, Manochhaya mène une carrière internationale. Au Palais de l'UNESCO en 1997, le Congrès international des astrophysiciens l'a invité pour sa "Danse des planètes" à l'occasion de sa tournée en Europe pour le Cinquantenaire de l'indépendance de l'Inde, patronnée par l'Ambassade de l'Inde. Elle s'est également produite sur les scènes du Music Academy de Madras, du Staat Museum de Berlin, des maisons de la Culture de Luxembourg, Bruxelles, Genève, Lucerne, Vienne, aux festivals de Gerona (Espagne) et de Fès (Maroc).
Ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure en philosophie, docteur en science de l'art, Katia Légeret (Manochhaya) est habilitée à diriger des recherches en esthétique (Paris 1 Sorbonne). Elle poursuit son enseignement universitaire à Paris 8 tout en participant à l'élaboration du réseau européen "Diversités Culturelles" et à ses festivals internationaux. Sous la forme de colloques, d'animations pédagogiques, de rencontres interculturelles et de publications, Manochhaya met en place de nouvelles alternatives pour préserver cette culture traditionnelle de l'Inde et son "art total" mettant simultanément en scène la danse, le théâtre, la poèsie, la sculpture, l'architecture. Au Maroc en 2001, 2002 et 2003, Manochhaya a donné des spectacles et des conférences aux "Rencontres de Fès", dans le cadre du Festival des Musiques sacrées du monde. Dans ce colloque international cherchant à "donner une âme à la mondialisation", elle a développé la question de la transmission orale dans l'art traditionnel indien et celle de l'avenir de cette mémoire dans l'éducation. A Chicago, Manochhaya a été l'un des invités d'honneur du Columbia College et du Natya Dance Théâtre, au colloque international "Bharata-Nâtyam in the diaspora" (septembre 2001). En tant que chercheur à la Maison des Sciences Humaines de Paris-Nord, elle participe à la création d'espaces sonores virtuels avec les percussions indiennes : elle a présenté l'une des ses chorégraphies "Danse-Poème électronique" au pavillon sonore de la Cité des Sciences et de l'Industrie (Septembre 2002). Ses recherches chorégraphiques sur l'astronomie et la danse indienne ont été présentées sur la grande scène de l'UNESCO dans le cadre du projet SSQ de l'université de Berkeley et avec l'UIP de Paris (avril 2002). Ce colloque "Science et quête de sens" rassemblait une centaine de scientifiques du monde entier.
 
L'ensemble de Mysore

Musique sacrée des temples, musique carnatique, et musique à la cour du Maharajah (Dussehra)

Originaire de Mysore, ces musiciens ont été élevés et formés depuis leur tendre enfance à la musique carnatique de l'Inde du Sud, dans une famille de grands musiciens. Le père de ce flûtiste a été dans les années trente le violoniste le plus réputé de l'Inde (Ganakala Ratna). Entre leurs tournées à l'étranger, ces artistes participent aux festivals du Karnataka dans les théâtres et dans les temples pour maintenir vivante et créative la transmission rigoureuse de leur art sacré.
Depuis plus de trente ans, ils composent la musique des chorégraphies du maître K. Muralidhar Rao. Ils n'accompagnent que très rarement la danse, car ils exigent de l'artiste un très haut niveau de connaissance musicale pour pouvoir improviser ensemble sur scène.

A.V. Prakash : disciple du célèbre flûtiste Dr N. Ramani, cet artiste a une renommée internationale. Sacré "meilleur flûtiste" à Madras en 1987, le gouvernement du Karnataka en a fait son ambassadeur dans les autres états de l'Inde, à Bombay, à Hyderabad, à New Delhi, au Rajasthan et au Bengale. Il a également dirigé l'orchestre de musiciens indiens envoyés par le gouvernement indien en 1988 à Moscou.
 
A.P. Srinivas : fils d'A.V. Prakash, il mène une carrière de soliste en Inde et en Asie du Sud-Est en tant que jeune violoniste virtuose. Il est aussi fondateur et directeur du Shankari Digital Recording du Karnataka.

N. Srinath et L. Ramasesha : ces chanteurs brahmanes se consacrent à la culture millénaire du Karnataka, ils composent sur des poèmes mystiques et des textes sacrés originaires de leur région. Ils ont déjà été invités dans plusieurs pays d'Europe, aux USA, et viennent presque chaque année en France.


M.A. Krishnamurthy : ce percussionniste est mridamgiste, tabliste et virtuose en ghatam. Depuis vingt ans il est l'artiste permanent de All India Radio . Dans cette structure, il accompagne tous les grands artistes de passage à Bangalore dont les concerts sont retransmis à la radio et à la télévision. Ayant reçu les titres honorifiques d'"Asthan Vidwan", de "Kalaratana Sri Award" et de "Karnataka Kala Sri Award", l'élevant au rang de maître en son art, il a déjà participé à plusieurs tournées internationales sponsorisées par le gouvernement indien (I.C.C.R.) en Suisse, en Allemagne, en Russie, en Australie, aux Etats-Unis et en France.

M. Harsha Samaga : originaire d'une grande famille de Yakshagana du Karnataka, ce jeune musicien est aussi artiste du théâtre Yakshagana, mridamgiste professionnel, nattuvangam, joueur de chande et de khanjira.
Premier prix en mridamgam du Karnataka, il a déjà donné des récitals non seulement en Inde mais en Europe et en Malaisie.